DE
L'AIR
Le
problème sous nos latitudes,
c’est
le manque d’oxygène sans même prendre d’altitude
Une
fois enfoncés les clous de l’habitude,
les
parcours appris par cœur étouffent et c’est la rancœur qui forge l’attitude
combien
de lendemains ont déchanté ? pense pas trop tu vas déjanter,
le
travail c’est la santé…
enfin
tu sais c’qu’on dit
si
on s’en fout et prend son temps
ça
les rend fous dansons tant que la caisse claque et que la basse rebondit
la
somme des rages et des envies frustrées
ne
peut pas toujours qu’illustrer les pages de la non-vie
c’est
avec joie que j’anticipe la faillite, par un travail de sape
se
dissipe l’armée des clones et des zombies
de
l’air, de l’air
drôle
d’époque et tristes mœurs ! hé doc, c’est quoi qu’t’as dans l’esprit
quand tu prescris ces médocs à la nurse ?
le
môme est mal, mou pâle foncedé, en somme est bien dans le moule de la foule
assommée sommé de consommer et d’étouffer son cri
il
a l’choix entre les rangs, l’h.p. et la zonpri
l’air
aussi a son prix une couche d’air sale recouvre la base c’est ptêt pour ça
que vus du sommet tous les rats sont gris
de
l’air
au
pays des labos en lobbies la peur la folie les sueurs froides et les phobies
font un marché joli
les
trafiquants de médicaments sont des gens très polis mais leur sourire ,évidemment,
est piégé comme un colis
entre
les leurres les placebos j’y mets du mien la vie c’est beau comme un charter
à terre une frontière abolie
les
artères se débouchent parce que plus rien ne les fera taire les bouches se
transforment en cratères et viva Stromboli
de
l’air
on
introduit le virus ensuite on produit l’antidote…
à
la santé des morts qui votent
à
rester poser en vitrine d’un monde qui débecte
on
finit par jouer la victime on finit déprimé
mais
dès que les illusions cessent ça s’gâte guette
les
éclats de l’éclectique colère comprimée
le
monde des battants crache ses battus comme un tanker vide ses cuves
travail
au corps du cortex, mélancolie de la crainte
pour
évacuer la pression emprunte le prochain vortex
figé
dans une image on étouffe comme dans une étuve
ouhlala
coule la lave
avive
le feu et vive Vésuve
de
l’air
On
introduit le virus ensuite oN produit l’antidote…
à
la santé des morts qui votent !