| RAPPORT
ANTI-BIOGRAPHIQUE - Ramassis
de déserteurs, distillant de l'antizèle libre de style dans les
plaines habitées du Désastre. Staz l'alchimiste, bouilleur
d'instrus notoire, jeteur de sorts sonores, déssoude à l'accoustique,
atteint les tympans à coups de cross fader. Sa rencontre avec Sid
Nomiak remonte à l'an 01. Le recoupement des témoignages laisse
penser qu'elle a eu lieu dans une des playmovilles de région parisienne.
Nomiak est alors connu de nos services pour débit abrasif et détournement
d'ambiance. Au printemps de l'an 03, ils produisent un opus, cinq
titres et deux nouvelles : Zone Libre. Intervient alors le troisième
larron, Voïvod, dit l'Injekteur. Il vient du breakcore [noyau
dur de la fracture]. Manie la scie comme la hache musicale, en dansant.
La rencontre est explosive. On signale depuis une série de déflagrations
dans les fissures du quadrillage urbain. Ce son n'est pas conforme
aux normes sanitaires de la communauté économique. Il provoque mal
au ventre. Nerfs acoustiques en panique, branle-bas de combat dans
les caisses tympaniques. Pas de doute, c'est du son d'alambic. |