LA
MASSE
Y'aurait plus de peuple juste la foule et le moral des ménages
des gens qui fuient le remue méninges et range la rage dans la foulée
Voulez-vous crouler tous les jours sous les mêmes soucis lourds ?
voulez-vous couler ?
y'a des stades pour se défouler, du boulot,
des pilules et des couleuvres au goulot
le tapis rouge est déroulé jusqu'au bord du bout du rouleau
Survie ! le bonheur se vivote
peur à foison est-ce que le quidam psychote ?
Pluie et pleurs de poison donc o.d. d'antidote
Nous serions ces morts qui votent ?
Les sommes s'amassent elle consomme et passe à l'asse
la masse nous assomme mais nous sommes la masse !
Un cerveau cœur de cible un ventre mou des chevilles d'argile
La masse est ce colosse au corps lourd et fragile
Titan titubant dans les dédales du Temps
Hallucinant silence sirènes en lancinance sous la peur ici reine et ciment - tends les
balbutiements de son palpitant
Nous sommes les crampes de l'estomac le sang qui bat les tempes
Dans les bains de foule l'acier trempe
Voyeuse, matée furieusement formatée prête à s'faire latter transparente
Lisse et mouvante la masse est tissée d'épouvante
C'qui vit pour exister doit se rendre visible
ce qui ne se montre pas se cache et donc devient nuisible
Filmé fiché listé pour ton bien citoyen frénétique
Crache ton empreinte génétique
Salive pour le bonheur sans tache
Quelques gouttes d'acide dans l'océan neutral
pour les champs du lexique une invasion de sauterelles
un antitexticide une basse ventrale
voilà ce que réclament les oreilles entre elles
Son liquide nerfs acoustiques en panique
branle bas de combat dans les caisses tympaniques
c'est du son d'alambic
le son dans le liquide est plus rapide que dans le gazeux
Les sommes s'amassent elle consomme et passe à l'asse
la masse nous assomme mais nous sommes la masse !